Cette année, Louvain-la-Neuve fut le témoin de la 34ième édition des très attendues 24H vélo. Bien qu’une pluie battante s’acharne sur la petite ville, le top départ de l’incontournable soirée estudiantine, plus grande du pays, est bel et bien envoyé. Des étudiants des quatre coins du pays ont répondu à l’appel de la fête et de l’alcool qui coule à flot.
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| L'alcool a encore coulé à flot cette année |
Mercredi 20 octobre 2010, il est 13 heures sur la Grand Place et voilà que le compte à rebours de 24 heures de pure folie est amorcé pour les 60.000 participants. Certaines personnalités politiques faisaient partie de la course lors de l'ouverture des festivités, enfourchant la selle d’un fidèle destrier. Pas moins de 90 vélos se sont lancés derrière eux à la « conquête » de la ville. Les plus téméraires arpenteront la ville jusqu’au lendemain 13 heures. Mise à part l’épreuve cycliste, les 24H vélo sont gravées dans le folklore estudiantin pour leur grande consommation d’alcool. Mais qu’est ce qui les attire réellement?
« Je pense que les deux dimensions de la fête plaisent, mais il faut avouer que pour beaucoup ils ne sont pas présents uniquement dans le but d’admirer les vélos mais bien pour se saouler. » commente Clément, étudiant en informatique.
Les vélos les plus originaux étaient un Napoléon et la bute du lion de Waterloo, une navette spatiale, un superman géant et un Gaston Lagaffe. Ils ont tenté tant bien que mal de tenir et de terminer la course, tout en s’arrêtant de temps en temps pour lever le coude. 22 heures : Les vélos ne roulent presque plus car près d’une dizaine d'autres animations sont dispatchées sur le campus louvaniste. Des stands avec des soirées techno, de petits concerts ainsi que des sets nocturne de DJs ont fait vibrer les étudiants jusqu’au petit matin, également marqués par le concert de la chanteuse Gala.
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| Une ambiance bon enfant régnait sur la campus |
La sécurité à l’honneur
Plus de 280 policiers et une centaine de secouristes ont été déployés pour s’assurer du bon déroulement de la fête. Pour la sûreté des jeunes, la présence de bouteilles en verre, de canettes et d'alcools dépassant les 10 degrés ont été proscrits. Les étudiants, plutôt compréhensifs, sont minutieusement fouillés par les services de police à la sortie des trains bondés.
« En plus de la fouille corporelle, les sacs sont également examinés afin de minimiser la présence de tout objet dangereux ou d’alcool. A l’intérieur de la ville, de nombreuses patrouilles sont présentes aux points « chauds » afin de réagir rapidement en cas de problème. » affirme Cyrille, étudiant en ingénieur industriel.
Selon le responsable de la sécurité, une nouvelle règle est entrée en vigueur : « Dès 22 heures aucun mineur, à l’exception des étudiants de l’UCL, ne peut se trouver dans le centre de la ville sous peine d’être interpellé et sévèrement amendé.»
Dans le but de soigner les petits bobos et les malaises, 150 lits ont été mis à la disposition des guindailleurs. Les 24H vélo ont malheureusement souvent connu de tristes événements mais la commune peut se féliciter d’avoir relevé un sacré challenge car aucun incident majeur n’a été recensé. Le constat est rapidement fait auprès d’un jeune bénévole du service de la croix rouge : « Tous les ingrédients à problème sont réunis : la foule, l’alcool, les drogues. Les bagarres sont donc la principale menace mais il faut aussi gérer la grande foule ainsi que les comas éthyliques. Lors d’une édition précédente, un étudiant sous l’influence de l’alcool a trouvé la mort en chutant d'un balcon. Mais cette année, la collaboration avec les services de police a été bénéfique » explique Emerson, bénévole à la croix rouge.
Cette 34ème édition fut donc une grande réussite pour les organisateurs qui commençaient à redouter les tragédies des éditions précédentes. La traditionnelle « gueule de bois » leur a donc été évitée cette année, pour eux seulement…
Photos et articles de Valérie K et Gil C.